Le Plan C

Avec un chômage record, les Français, dans leur globalité, exigent des résultats rapides de leurs nouveaux dirigeants. S'ils ne viennent pas, que faire? Patienter ou se radicaliser? Aux élections, s'abstenir ou se laisser séduire par des démagogues ou des populistes? N'existe-t-il donc pas d'autres choix?Moi, citoyen normal, parce que je suis persuadé qu'un monde meilleur, équilibré est vraiment possible, si nous nous impliquons davantage, je propose des réformes structurelles concrètes pour notre société (éducation, écologie, fiscalité, dettes, retraites, Europe, finance internationale), pour mettre fin au fatalisme, à l'attentisme.

144 pages  -  ISBN : 9782342018233  -  Essai > Commander le livre
La presse en parle

Covid-19 : préparer l'après

Les épidémies d'antan faisaient ressurgir des vieilles croyances (fléau de Dieu) ou superstitions avec, comme pour les lépreux, le rejet de populations étrangères à la cité, voire une véritable chasse aux hérétiques. Aujourd'hui ces croyances sont d'un autre type : elles sont basées sur le régime politique. Peu importe le niveau de morts, on campe sur ses positions idéologiques : c'est devenu une guerre des images avec ses propagandes, ses contre-vérités entre pays autoritaires (Chine, Philippines et Cie), les démocraties dirigées par des démagogues et populistes (Etats-Unis, Royaume-Uni, Hongrie...) ou nationalistes (Brésil, Inde, etc.) et les autres démocraties, voire une confrontation culturelle entre l'Asie, très "obéissante" et l'Occident "libéral" [Amérique du nord + Europe], alors que tout le monde est logé à la même enseigne...

Le temps d'après doit être réfléchi et les questions sont nombreuses : si le confinement général a pu être décrété, la fin du confinement sera-t-elle partielle ou totale ? selon quels critères ? sur combien de semaines ? comment prévenir toute nouvelle vague de contaminations ? pour quand les tests pour tous ? Comment ne pas penser à cet argent "magique" (emprunts) devenu disponible pour lutter contre la crise sanitaire, alors qu'il était introuvable pour seulement entretenir le système (social) de santé ? Le covid-19 a révélé la faiblesse de stock des moyens élémentaires de protection (masques, sur-blouses, gants) et des tests : vouloir faire des économies de bouts de chandelle sur la santé (personnels et matériels) pour maintenir une bonne santé économique (et aboutir à moins de pression fiscale) s'est avéré être une politique court-termiste. Les enseignements du Grand Débat de l'an dernier sont-ils déjà oublié ? Même si le gouvernement a établi un plan urgence hôpital, les Français dans leur majorité étaient prêts à payer plus d'impôts pour la santé... et la justice.

Si l'on regarde à plus longue échéance (quelques mois), comment moins dépendre de la Chine, pourtant communiste, si ce n'est en investissant d'autres marchés, comme l'Afrique, ou encore en "relocalisant" les centres de production stratégiques tels la santé ? Doit-on "relocaliser" au niveau national, diront les populistes et nationalistes, ou au niveau continental (Union Européenne, Mercosur, Union Africaine...) ? Comment financer la crise économique ?

Certains européistes demandent pour la énième fois un plan "Marshall" et/ou une mutualisation des dettes et au minimum un abandon (temporaire) de Maastricht au vu de la récession qui s'annonce. Raisonnablement, seul le moratoire sera accordé. Parallèlement, j'opte pour l'investissement via un recentrage européen ; tant pis s'il se fait au détriment du Royaume-Uni qui a choisi de sortir de l'UE. Les questions de souveraineté des nations se poseront plus tard.

J'espère que nos dirigeants européens deviendront plus humbles en écoutant aussi les conseils de citoyens "non experts" mais avisés - en l'occurrence en lisant mon essai "Le Plan C" -, pour asseoir une véritable solidarité et pour envisager une nouvelle construction économique : 1) renégocier des traités UE et reste du monde ; 2) réformer la coopération avec l'Afrique (et autres pays demandeurs) en un véritable partenariat via un PTZ spécial eau, santé, éducation ; 3) revoir les règles financières du monde, assouplir les règles strictes de Maastricht, introduire davantage de solidarité par la mutualisation des intérêts de la dette (pour créer aussi une banque européenne du climat, autre cause planétaire ?)

A bon entendeur.

Philippe POINSOT de Dijon
Posté le 07/04/2020 17:19:56 Réaagissez à cet article
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