Le Plan C

Avec un chômage record, les Français, dans leur globalité, exigent des résultats rapides de leurs nouveaux dirigeants. S'ils ne viennent pas, que faire? Patienter ou se radicaliser? Aux élections, s'abstenir ou se laisser séduire par des démagogues ou des populistes? N'existe-t-il donc pas d'autres choix?Moi, citoyen normal, parce que je suis persuadé qu'un monde meilleur, équilibré est vraiment possible, si nous nous impliquons davantage, je propose des réformes structurelles concrètes pour notre société (éducation, écologie, fiscalité, dettes, retraites, Europe, finance internationale), pour mettre fin au fatalisme, à l'attentisme.

144 pages  -  ISBN : 9782342018233  -  Essai > Commander le livre
La presse en parle

Présidentielles 2022 : primaires, vous avez dit primaires ?

Le dernier week-end de janvier 2022 a eu lieu le vote pour désigner le ou la candidate pour représenter toute la gauche. Il ne s'agissait pas d'un vote classique mais d'une notation préférentielle, avec des mentions, comme au bac.
Le défaut de cette "primaire populaire", outre cette curiosité que les candidats actuels n'avaient pas donné leur accord pour y participer, réside essentiellement dans le côté primaire, dans le sens scolaire. Il y a un socle commun, écrit par les organisateurs. Le collège électoral est un jury d'inscrits de pseudo professeurs, mais qui n'auditionne aucun candidat et ne juge sur aucun dossier ou mémoire. La notation renvoie à celle pratique au collège des compétences et des couleurs, du vert au rouge (acquis, en cours d'acquisition, non acquis).

Dernier rebondissement : le fichier "électoral" pour la primaire de la droite LR, fin 2021. D'après le journal Libération, parmi des votants inscrits moyennant une adhésion de dernière minute (nouveau suffrage censitaire ?), soit quelques décédés, soit non humain (un chien), et surtout un contingent non négligeable d'étrangers asiatiques, en principe dépourvus du droit de vote. Citoyens d'un nouveau genre ?

Les élections présidentielles, au suffrage universel direct, sont sérieuses. Il faut passer par le filtre des 500 parrainages et ce n'est pas nouveau. Un parrainage n'est pas un soutien... Si les candidats n'arrivent pas, soit à convaincre de leur crédibilité à concourir, soit à porter un projet républicain, soit à avoir un réseau, pas seulement financier, est-ce la faute aux institutions ? Bienvenue dans la vraie vie, où les citoyens n'ont pas tous accès au crédit, au logement, au travail, aux grandes écoles, n'ont pas de réseau (même le mobile Internet 4G...), etc. !
Ces élections seront un examen encore plus sélectif que le bac. C'est un concours où les deux premiers (pas forcément les meilleurs sur l'année) sont qualifiés, avant l'ultime oral (débat entre deux tours). Les citoyens électeurs ne s'y tromperont pas : ras-le-bol de les infantiliser à force de pédagogie, d'autant plus que les élèves deviennent pour un temps des professeurs. Comme ils se demanderont quel est le niveau réel en maths des candidats, ils voudront du concret chiffré et non de la démagogie dans les programmes, avec des mesures financées, car la dette s'est amplifiée, malgré une croissance retrouvée. Ils veulent savoir, entre autres, quels moyens leur sont proposés en matière de sécurité (sanitaire, intérieure et extérieure), de protection (sociale, environnementale), d'éducation, etc. Les copies rendues risquent de décevoir ou d'ennuyer. La suprême épreuve commune départagera les candidats officiels en avril prochain. En juin, ce sera le tour des députés, qui ne seront pas tous assurés de passer, contrairement aux élèves.

Citoyennement vôtre
Philippe POINSOT de Dijon
Posté le 23/02/2022 21:07:26 Réaagissez à cet article
Laissez un commentaire
Votre nom ou pseudonyme * :
Votre e-mail * :
Votre message * :

* Champs obligatoires.